VERSION EN FRANÇAIS DE 4e DE COUVERTURE ET SOMMAIRE (voir plus loin la version en anglais)
CAUSE VÉGÉTALE.
COOPÉRER AVEC LES PLANTES POUR SE NOURRIR
Sylvie Pouteau (coord.)
La « cause végétale » serait-elle un impensé de la transition agroécologique et alimentaire ? Cause végétale et cause paysanne sont-elles les deux versants d’une même exigence ? Cet ouvrage fait le pari que cette question, encore peu explorée, conditionne à la fois la reconnaissance des plantes comme êtres de relation et l’adoption de pratiques aujourd’hui indispensables pour fonder des solutions « avec » la nature. À travers l’affirmation d’une éthique du travail vivant, il met en lumière les chaînes d’interdépendances et de sociabilités basées sur la coopération entre humains et non-humains dans les activités productives.
Issu du projet PlantCoopLab (Plant Cooperation Laboratory), cet ouvrage repose sur une recherche collective menée pendant cinq ans. Il s’appuie sur une démarche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales d’une part et transdisciplinaire d’autre part, développée en interaction avec des travailleurs des plantes, cultivateurs et cueilleurs. Les contributions mobilisent des approches anthropologiques, éthiques, politiques et sociologiques qui permettent de repenser la place de ces métiers dans une agriculture respectueuse du vivant.
L’ouvrage s’adresse aux chercheurs et universitaires, ainsi qu’aux acteurs de la société civile, aux professionnels et aux décideurs dans les secteurs de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement.
Sylvie Pouteau est chargée de recherche en philosophie à INRAE (UMR SADAPT). Après vingt ans de recherches en biologie du développement végétal, elle aborde l’éthique des relations avec les plantes en agriculture au travers d’études inter- et transdisciplinaires.
Avec les contributions de :
Aurélie Javelle, ingénieure de recherche en anthropologie de l’environnement à l’Institut Agro-Montpellier.
Sébastien Mouret, chercheur en sociologie des relations humains-animaux à INRAE (UMR Innovation).
Florence Pinton, professeure émérite en sociologie rurale et de l’environnement à AgroParisTech.
Jocelyne Porcher, ancienne directrice de recherche en sociologie de l’élevage à INRAE.
Maria Fernanda de Torres Álvarez, chercheuse en anthropologie, ancienne contractuelle à INRAE.
SOMMAIRE
Avant-propos
Introduction. Se nourrir de relations plantes-humains
Sylvie Pouteau
Des tournants végétaux autour de la cause végétale
La cause végétale au cœur de la cause paysanne
PlantCoopLab, émergence de la cause végétale comme phénomène originaire
Six entrées dans la cause végétale
Bibliographie
1.Un regard sur l’expérience PlantCoopLab
Sylvie Pouteau
Considérer l’agriculture à partir des humanités végétales
Explorer les marges où s’inventent les agricultures écologisées
La part non productive de la pratique interdisciplinaire : la concertation préalable
La dynamique de groupe dans la pratique transdisciplinaire : quatre expériences.
Exercer un empirisme narratif plutôt qu’une théorisation
Perspectives, entamer une deuxième phase du PlantCoopLab
Bibliographie
2. Après la cueillette : faire territoire et profession avec la part sauvage des plantes et des milieux
Florence Pinton
Dans le pli des activités productives, des relations au monde vivant à considérer. Les travailleurs des plantes face à la modernité.
De la plante au territoire
Une profession méconnue qui n’en est pas une
Pour une autre gouvernance des territoires ruraux
Bibliographie
3. Avec les plantes, repenser le travail vivant
Sébastien Mouret
Cultiver et cueillir à la lisière de la production
Remercier les plantes de leur générosité
Pour une écologie politique du travail
Bibliographie
4. La partie non productive du travail. Éloge de la joie
Maria Fernanda de Torres Álvarez
Méthodologie
Le rejet de l’inutilité
La partie suspecte
Le travail vivant et l’ouverture possible
Travailler sur soi
Éloge de la joie
Bibliographie
5. Vers une agroécologie vertueuse, coopérer avec l’agentivité végétale
Sylvie Pouteau
Une invitation à une éthique de l’agriculture ?
L’agroécologie au prisme de l’éthique des vertus
L’agentivité végétale, point aveugle des priorités agroécologiques
L’agentivité végétale, un parcours de reconnaissance
Pour une agroécosophie avec les plantes
Bibliographie
6. Accueillir la part sauvage des plantes au travail
Aurélie Javelle
Contexte et méthodologie
Un sauvage protéiforme
Un sauvage qui incarne la part indocile du monde
Le rejet du terme « sauvage »
Le dualisme dépassé par un travail vivant avec les plantes
Un travail vivant autorisé par le respect de ce qui échappe au contrôle
Bibliographie
7. Cause animale/cause végétale. L’inévitable polarité du véganisme
Jocelyne Porcher
Les plantes sont des choses
Les plantes ne sont pas des choses
Travailler avec les plantes
Les biotechnologies ou la vie
Bibliographie
Perspectives. Vers un parlement des plantes
Sylvie Pouteau
Être habité et habiter
Perdre et retrouver la parole
Représenter et revendiquer des mondes
Bassins-versants végétaux et leurs ambassades
Le parlement des plantes, un passeport pour l’avenir ?
Bibliographie
Liste des auteurs
PRESENTATION PLUS DETAILLEE
Cet ouvrage est issu des travaux menés dans le cadre du projet de recherche PlantCoopLab « Les plantes dans le champ du travail. Coopérations pour une alimentation durable » entre 2020 et 2025. PlantCoopLab s’est établi à la fois comme une extension d’Animal’s Lab, une équipe créée par Jocelyne Porcher en 2013 dans l’UMR Innovation située sur le campus de l’Institut Agro Montpellier, et comme un nouveau dispositif de recherche dans l’UMR SADAPT située sur le campus Agro Paris-Saclay. Dans nos modalités de recherche et d’analyse, nous adoptons la logique des sciences impliquées qui se positionnent entre réflexivité, participation, interpellation et incitation à l’action. Ce travail coopératif se traduit par des contributions qui, chacune avec son style propre, proposent une réflexion sur une grande absente des préoccupations agroécologique : la cause végétale.
L’idée de cause vise à interpeller notre capacité d’action, indissociable d’une compréhension de l’éthique. Débarrassé de l’article, elle acquiert un dynamisme équivalent à celui d’un verbe et reflète une posture en phase avec la rationalité des sciences de l’action dont nous relevons. En remettant la condition de notre subsistance au cœur du propos, cet ouvrage nous entraîne vers une redéfinition de l’idée même de cause, en la sortant d’un cadre d’interprétation normative et cloisonnée. Le terme « cause végétale » permet de ramasser en une seule expression une vision qui peut prendre un caractère politique et qui dans cet ouvrage s’exprime en tant que don et contre-don, éthique relationnelle, éthique du travail vivant et éthique du juste milieu.
L’introduction replace l’idée de cause végétale dans le contexte d’une ré-interrogation contemporaine de notre vision des plantes, évoquée comme un « tournant végétal » et un antidote à la « cécité botanique », en l’amenant sur le terrain de l’agriculture et des productions nourricières. Les choix épistémiques et méthodologiques de l’expérience PlantCoopLab sont présentés dans un premier chapitre suivi de six chapitres retraçant le cheminement intellectuel de chaque contributeur. L’ouvrage se termine par un chapitre de perspectives qui pose comme hypothèse la création d’un parlement des plantes, dont la vocation serait de prendre en charge la cause végétale en miroir de la cause paysanne. Cet horizon cosmopolitique et éthique est subordonné selon différentes clés de lecture. Pour Florence Pinton, sociologue (chapitre 2) : la constitution des institutions qui organisent les sociabilités avec les plantes, qu’elles soient des organisations professionnelles, des territoires ou des politiques publiques. Pour Sébastien Mouret, sociologue (chapitre 3) : le don de la vie, qui articule la prodigalité de l’excès vital de reproduction des plantes et la gratitude développée par un travail vivant et conscient de ses limites. Pour Maria- Fernanda de Torres Álvarez, anthropologue (chapitre 4) : la possibilité d’autocréation humaine, conditionnée à une présence au monde et à soi-même et conditionnant l’enrichissement de la vie de tous. Pour Sylvie Pouteau, d’abord biologiste puis philosophe (chapitre 5) : la source de la vertu éthique dans la pesée du juste milieu, rapportée à l’agentivité végétale et au principe de croissance et de (ré)génération mis en partage dans l’agriculture. Pour Aurélie Javelle, anthropologue (chapitre 6) : les forces d’expression spontanée des plantes, qui lient la créativité végétale et la créativité humaine dans des pratiques relationnelles d’improvisation. Enfin, pour Jocelyne Porcher, sociologue (chapitre 7) : la continuité du monde vivant par et avec la nourriture, dans des relations de non-exclusion et d’articulation du travail à la fois avec les plantes et avec les animaux.
Plus sur PlantCoopLab :
https://plantcooplab.hypotheses.org/
Sylvie Pouteau, Aurélie Javelle, Sébastien Mouret, Nicole Pignier, Florence Pinton-Lescure, Jocelyne Porcher (2024). PlantCoopLab, coopérer avec les plantes pour une alimentation durable. Natures Sciences Sociétés, 32 (1), 98-104, https://dx.doi.org/10.1051/nss/2024028
Bio-Bibliographie des auteurs
Sylvie Pouteau est chargée de recherche en philosophie à INRAE (UMR SADAPT). Après vingt ans de recherches en biologie du développement végétal, elle aborde l’éthique des relations avec les plantes en agriculture au travers d’études inter- et transdisciplinaires.
Sylvie Pouteau, 2025. The Umwelten of plants, an agentive perspective, in Tolone O. (éd.) Itinerari LXIV, From “plant blindness” to the “plant revolution”. Rethinking the human-plant relationship, Milan, Mimesis Edizioni, 197-217.
Sylvie Pouteau, Gérald Hess, 2025. Coordination du dossier spécial « Is environmental virtue ethics a virtuous anthropocentrism ? », Philosophies, https://www.mdpi.com/journal/philosophies/special_issues/VFBOF9122W.
Sylvie Pouteau, Gérald Hess, Dominique Bourg, 2022. Coordination du dossier spécial « La “Dignité de la créature” + 30 ». La pensée écologique, 9 (2022/2), https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-ecologique?lang=fr
Sylvie Pouteau, 2021 [2014]. Par-delà de « seconds animaux » : donner sens à une éthique pour les plantes, Choisnel V. trad., in Hiernaux Q. (éd.), Philosophie du végétal. Botanique, épistémologie, ontologie, Paris, Vrin, 319-374.
Sylvie Pouteau, 2020. Mouvement et monde des êtres ouverts. Vers une écologie de la représentation des plantes. La pensée écologique, 6, 5-15. https://doi.org/10.3917/lpe.006.0005
Aurélie Javelle est ingénieure de recherche en anthropologie de l’environnement à l’Institut Agro Montpellier (UMR Innovation). Elle travaille avec des maraîchers à la compréhension de leurs relations aux plantes, et plus largement aux non-humains.
aurelie.javelle@supagro.fr
Mouret S., Javelle A., 2024. Pour un travail vivant : reconstruire des collaborations inter-espèces dans le travail en agriculture. Agronomie, Environnement et Sociétés, 14 (1). https://agronomie.asso.fr/aes-14-1-5
Javelle A., Pinton F., 2023. Altérités végétales et durabilité alimentaire. Une approche par le travail, in 21e séminaire d’ethnobotanique annuel du domaine européen de Salagon : qu’est ce qui fait pousser les plantes, octobre 2023, Salagon, 11 p. hal-04567671
Javelle A., 2023. Le travail avec les plantes en maraîchage. Du contrôle aux jeux végétaux. Revue d’anthropologie des connaissances, 17 (1), 16 p., https://doi.org/10.4000/rac.29746.
Javelle A., Kazic D., Tassin J., 2020. Coordination du dossier spécial « Repenser le statut des plantes ». La pensée écologique, 6 (2022/2), https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-ecologique?lang=fr
Javelle A. (coord.), 2016. Les relations homme-nature dans la transition agroécologique, Paris, L’Harmattan.
Sébastien Mouret est chargé de recherche en sociologie des relations humains-animaux à INRAE (UMR Innovation). Ses recherches portent sur les relations de travail entre humains et animaux, et plus largement les relations de travail multi-espèces dans les transformations des modèles et pratiques agricoles.
sebastien.mouret@inrae.fr
Mouret S., Javelle A., 2024. Pour un travail vivant : reconstruire des collaborations inter-espèces dans le travail en agriculture. Agronomie, environnement et sociétés, 14 (1). https://doi.org/10.54800/pfm423
Porcher J., Mouret S., Nusshold P., 2024. Coordination du dossier spécial « Le travail animal ». Travailler, 51, 9-19. https://doi.org/10.3917/trav.051.0009
Mouret S, Lainé N., 2023. Coordination du dossier spécial « Nature(s) au travail ». Revue d’anthropologie des connaissances, 17 (1). https://doi.org/10.4000/rac.29856
Mouret S., 2022. Travail et domestication des animaux : de la gratitude. La Pensée écologique, 9, 124-135. https://doi.org/10.3917/lpe.009.0124
Mouret S., 2012. Élever et tuer des animaux, Paris, Presses universitaires de France, 212 p.
Florence Pinton est professeure émérite en sociologie rurale et de l’environnement à AgroParisTech (UMR SADAPT). Elle s’intéresse aux relations des sociétés à la nature et à la gestion du vivant à différentes échelles, et à la façon dont s’articulent problématiques environnementales et activités productives autour de l’agroécologie.
Florence.pinton@agroparistech.fr
Granchamp L., Muramatsu K., Baumert N., Pinton F. (coord.), 2025. Retours à/de la Terre — Vues d’Europe et du Japon, Presses Universitaires Rhin et Danube
Javelle A., Pinton F., 2023. Altérités végétales et durabilité alimentaire. Une approche par le travail, in 21e séminaire d’ethnobotanique annuel du domaine européen de Salagon : qu’est ce qui fait pousser les plantes, octobre 2023, Salagon, 11 p. hal-04567671
Hirou H., Pinton F., Preux T., Peltier C., Gaborieau I., 2023. Coordination du dossier spécial « Du désamour au désir, les haies reviennent de loin ». Pour, 247 (2023/3). https://doi.org/10.3917/pour.247.0119
Pinton F., 2022. Le développement de la cueillette de plantes sauvages sur le territoire français : conditions et enjeux de la durabilité, FRB, https://www.fondationbiodiversite.fr/le-developpement-de-la-cueillette-de-plantes-sauvages-sur-le-territoire-francais-conditions-et-enjeux-de-la-durabilite/.
Pinton, F., Julliand, C., Lescure, J.-P., 2015. Le producteur-cueilleur, un acteur de l’interstice ? Anthropology of food, S11. https://doi.org/10.4000/aof.7902
Jocelyne Porcher est ancienne directrice de recherche en sociologie de l’élevage à INRAE (UMR Innvovation). Elle réalise des recherches sur les relations de travail entre humains et animaux, sur la place de l’élevage paysan pour soutenir une agriculture durable et la pérennité de nos relations avec les animaux domestiques.
jocelyne.porcher@inrae.fr
Porcher J., 2025. Un désir de communisme. L’élevage paysan aujourd’hui. Critique, 939-940, 752-764.
Porcher J., Mouret S., Nusshold P., 2024. Coordination du dossier spécial « Le travail animal ». Travailler, 51, 9-19. https://doi.org/10.3917/trav.051.0009
Porcher J., Estebanez J., 2019. Animal Labor: A New Perspective on Human-Animal Relations, Bielefeld, Transcript Verlag, 182 p.
Porcher J., 2018. The ethics of animal labor. A collaborative utopia, Londres, Palgrave MacMillan, 150 p.
Porcher J., 2019. Cause animale, cause du capital, Lormont, Le Bord de l’Eau, 120 p.
Maria-Fernanda de Torres Álvarez est chercheuse en anthropologie, ancienne contractuelle à INRAE (UMR Innovation). Elle s’intéresse, par le travail vivant dans l’élevage et l’agriculture, à la possibilité de production d’une esthétique et d’une éthique de travail qui puissent redonner du sens à la durabilité des systèmes agroalimentaires.
mfdetorres@gmail.com
Torres Álvarez M-F. de, 2024. Pas si sauvage. Le travail des taureaux dans l’arène camarguaise. Travailler, 51 (1), 101‑24. https://doi.org/10.3917/trav.051.0101
Porcher J., Barreau S., Deneux-Le Barh V., Dray C., Mulier C., Torres Álvarez M-F. de, 2023. L’intelligence des chevaux au travail, Versailles, Quae, 120 p.
Torres Álvarez M. F. de, 2017. Humains, bovins et prairies naturelles : histoire commune de réciprocité et d’échange marchand, thèse de doctorat, spécialité Ethnologie, Université Paul Valéry, Montpellier, 242 p.
Torres Álvarez M.-F. de, 2015. Prairie naturelle, « Campero » et ingénieur. Deux conceptions de l’élevage en Uruguay. Techniques et Cultures, 63, p. 74-91. https://doi.org/10.4000/tc.7402
VERSION EN ANGLAIS de 4e de COUVERTURE ET SOMMAIRE
PLANT CAUSE.
COOPERATION WITH PLANTS IN FOOD PRODUCTION
Sylvie Pouteau (coord.)
Is the « plant cause » an overlooked aspect of the agroecological and food transition? Are the plant cause and the farmers’ cause two sides of the same coin? This volume argues that this underexplored issue involves recognizing plants as relational beings and adopting practices that are now essential for developing solutions “with” nature. By asserting an ethics of living work, it highlights the chains of interdependence and sociability based on human and non-human cooperation in productive activities.
This volume stems from the PlantCoopLab (Plant Cooperation Laboratory) project and is the result of collective research conducted over a period of five years. It is based on an interdisciplinary and transdisciplinary approach to the humanities and social sciences, developed through engagement with plant workers, farmers and gatherers. The contributions draw on anthropological, ethical, political and social enquiries, enabling us to reconsider the importance of these professions with regard to respecting life in agriculture.
This volume is intended for researchers and academics, civil society actors, professionals and decision-makers working in agriculture, food and the environment.
Sylvie Pouteau is a research fellow in philosophy at INRAE (UMR SADAPT). After spending twenty years researching plant developmental biology, she has turned her attention to the ethics of relationships with plants in agriculture through interdisciplinary and transdisciplinary studies.
With the contributions of:
Aurélie Javelle, research engineer in environmental anthropology at the Institut Agro-Montpellier.
Sébastien Mouret, research fellow in the sociology of human-animal relations at INRAE (UMR Innovation).
Florence Pinton, professor emeritus in rural and environmental sociology at AgroParisTech.
Jocelyne Porcher, former senior scientist in the sociology of animal husbandry at INRAE.
Maria Fernanda de Torres Álvarez, researcher in anthropology and former contract fellow at INRAE.
CONTENTS
Foreword
Introduction. Feeding off plant-human relationships
Sylvie Pouteau
Plant turns revolving around the plant cause
The plant cause at the heart of the farmers’ cause
PlantCoopLab, the emergence of the plant cause as an originary phenomenon
Six entries in the plant cause
Bibliography
1.A look at the PlantCoopLab experience
Sylvie Pouteau
Taking an approach to agriculture from the perspective of plant humanities
Exploring the margins where ecologized agriculture is being invented
The non-productive part of interdisciplinary practice: prior consultation
Group dynamics through transdisciplinary practice: four experiences
Exerting narrative empiricism rather than theorizing
Perspectives, entering a second phase of PlantCoopLab
Bibliography
2. After gathering: to make territory and profession with the wild side of plants and environments
Florence Pinton
To consider relationships with the living world at the edge of productive activities
Plant workers facing modernity
From plant to territory
An underrated profession that isn't really one at all
Heading for a different approach to governing rural territories
Bibliography
3. With plants, to rethink the living work
Sébastien Mouret
Growing and gathering at the edge of production
Thanking plants for their generosity
Heading for a political ecology of work
Bibliography
4. The non-productive part of work. In praise of joy
Maria Fernanda de Torres Álvarez
Methodology
Rejection of uselessness
The suspicious part
Living work and possible opening
Working on oneself
In praise of joy
Bibliography
5. Towards virtuous agroecology, cooperating with plant agency
Sylvie Pouteau
An invitation to an ethics of agriculture?
Agroecology through the lens of virtue ethics
Plant agency, a blind spot of agroecological priorities
Plant agency, a course of recognition
Heading for an agroecosophy with plants
Bibliography
6. Welcoming the wild part of plants at work
Aurélie Javelle
Context and methodology
A protean wildness
A wildness that embodies the untamed side of the world
Rejection of the term “wild”
Overcoming dualism through the living work with plants
A living work made possible by respecting what lies beyond control
Bibliography
7. Animal cause/plant cause. The inevitable polarity of veganism
Jocelyne Porcher
Plants are things
Plants are not things
Working with plants
Biotechnology or life
Bibliography
Perspectives. Towards a parliament of plants
Sylvie Pouteau
To be inhabited and to inhabit
Losing and regaining speech
Representing and claiming worlds
Plant watersheds and their embassies
The parliament of plants, a passport for the future?
Bibliography
List of authors