Parution d'ouvrage : Sylvie Pouteau : Cause Végétale. Coopérer avec les plantes pour se nourrir

Parution d'ouvrage : Sylvie Pouteau : Cause Végétale. Coopérer avec les plantes pour se nourrir

Sylvie Pouteau (coord.) Collection : Nature et société février 2026

ouvrage cause vegetale sylvie pouteau

> Ouvrage et vente et accessible en téléchargement gratuit sur le site de QUAE

> Les publications de Sylvie Pouteau sur HALScience

La « cause végétale » serait-elle un impensé de la transition agroécologique et alimentaire ? Cause végétale et cause paysanne sont-elles les deux versants d’une même exigence ? Cet ouvrage fait le pari que cette question, encore peu explorée, conditionne à la fois la reconnaissance des plantes comme êtres de relation et l’adoption de pratiques aujourd’hui indispensables pour fonder des solutions « avec » la nature. À travers l’affirmation d’une éthique du travail vivant, il met en lumière les chaînes d’interdépendances et de sociabilités basées sur la coopération entre humains et non-humains dans les activités productives.

Issu du projet PlantCoopLab (Plant Cooperation Laboratory), cet ouvrage repose sur une recherche collective menée pendant cinq ans. Il s’appuie sur une démarche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales d’une part et transdisciplinaire d’autre part, développée en interaction avec des travailleurs des plantes, cultivateurs et cueilleurs. Les contributions mobilisent des approches anthropologiques, éthiques, politiques et sociologiques qui permettent de repenser la place de ces métiers dans une agriculture respectueuse du vivant.

L’ouvrage s’adresse aux chercheurs et universitaires, ainsi qu’aux acteurs de la société civile, aux professionnels et aux décideurs dans les secteurs de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement.

Voir aussi

VERSION EN FRANÇAIS DE 4e DE COUVERTURE ET SOMMAIRE (voir plus loin la version en anglais)

 

CAUSE VÉGÉTALE.

COOPÉRER AVEC LES PLANTES POUR SE NOURRIR

Sylvie Pouteau (coord.)

 

La « cause végétale » serait-elle un impensé de la transition agroécologique et alimentaire ? Cause végétale et cause paysanne sont-elles les deux versants d’une même exigence ? Cet ouvrage fait le pari que cette question, encore peu explorée, conditionne à la fois la reconnaissance des plantes comme êtres de relation et l’adoption de pratiques aujourd’hui indispensables pour fonder des solutions « avec » la nature. À travers l’affirmation d’une éthique du travail vivant, il met en lumière les chaînes d’interdépendances et de sociabilités basées sur la coopération entre humains et non-humains dans les activités productives.

 

Issu du projet PlantCoopLab (Plant Cooperation Laboratory), cet ouvrage repose sur une recherche collective menée pendant cinq ans. Il s’appuie sur une démarche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales d’une part et transdisciplinaire d’autre part, développée en interaction avec des travailleurs des plantes, cultivateurs et cueilleurs. Les contributions mobilisent des approches anthropologiques, éthiques, politiques et sociologiques qui permettent de repenser la place de ces métiers dans une agriculture respectueuse du vivant.

 

L’ouvrage s’adresse aux chercheurs et universitaires, ainsi qu’aux acteurs de la société civile, aux professionnels et aux décideurs dans les secteurs de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement.

 

Sylvie Pouteau est chargée de recherche en philosophie à INRAE (UMR SADAPT). Après vingt ans de recherches en biologie du développement végétal, elle aborde l’éthique des relations avec les plantes en agriculture au travers d’études inter- et transdisciplinaires.

 

Avec les contributions de :

Aurélie Javelle, ingénieure de recherche en anthropologie de l’environnement à l’Institut Agro-Montpellier.

Sébastien Mouret, chercheur en sociologie des relations humains-animaux à INRAE (UMR Innovation).

Florence Pinton, professeure émérite en sociologie rurale et de l’environnement à AgroParisTech.

Jocelyne Porcher, ancienne directrice de recherche en sociologie de l’élevage à INRAE.

Maria Fernanda de Torres Álvarez, chercheuse en anthropologie, ancienne contractuelle à INRAE.

 

 

SOMMAIRE

 

Avant-propos

Introduction. Se nourrir de relations plantes-humains

Sylvie Pouteau

Des tournants végétaux autour de la cause végétale

La cause végétale au cœur de la cause paysanne

PlantCoopLab, émergence de la cause végétale comme phénomène originaire

Six entrées dans la cause végétale

Bibliographie

1.Un regard sur l’expérience PlantCoopLab

Sylvie Pouteau

Considérer l’agriculture à partir des humanités végétales

Explorer les marges où s’inventent les agricultures écologisées

La part non productive de la pratique interdisciplinaire : la concertation préalable

La dynamique de groupe dans la pratique transdisciplinaire : quatre expériences.

Exercer un empirisme narratif plutôt qu’une théorisation

Perspectives, entamer une deuxième phase du PlantCoopLab

Bibliographie

2. Après la cueillette : faire territoire et profession avec la part sauvage des plantes et des milieux

Florence Pinton

Dans le pli des activités productives, des relations au monde vivant à considérer. Les travailleurs des plantes face à la modernité.

De la plante au territoire

Une profession méconnue qui n’en est pas une

Pour une autre gouvernance des territoires ruraux

Bibliographie

3. Avec les plantes, repenser le travail vivant

Sébastien Mouret

Cultiver et cueillir à la lisière de la production

Remercier les plantes de leur générosité

Pour une écologie politique du travail

Bibliographie

4. La partie non productive du travail. Éloge de la joie

Maria Fernanda de Torres Álvarez

Méthodologie

Le rejet de l’inutilité

La partie suspecte

Le travail vivant et l’ouverture possible

Travailler sur soi

Éloge de la joie

Bibliographie

5. Vers une agroécologie vertueuse, coopérer avec l’agentivité végétale

Sylvie Pouteau

Une invitation à une éthique de l’agriculture ?

L’agroécologie au prisme de l’éthique des vertus

L’agentivité végétale, point aveugle des priorités agroécologiques

L’agentivité végétale, un parcours de reconnaissance

Pour une agroécosophie avec les plantes

Bibliographie

6. Accueillir la part sauvage des plantes au travail

Aurélie Javelle

Contexte et méthodologie

Un sauvage protéiforme

Un sauvage qui incarne la part indocile du monde

Le rejet du terme « sauvage »

Le dualisme dépassé par un travail vivant avec les plantes

Un travail vivant autorisé par le respect de ce qui échappe au contrôle

Bibliographie

7. Cause animale/cause végétale. L’inévitable polarité du véganisme

Jocelyne Porcher

Les plantes sont des choses

Les plantes ne sont pas des choses

Travailler avec les plantes

Les biotechnologies ou la vie

Bibliographie

Perspectives. Vers un parlement des plantes

Sylvie Pouteau

Être habité et habiter

Perdre et retrouver la parole

Représenter et revendiquer des mondes

Bassins-versants végétaux et leurs ambassades

Le parlement des plantes, un passeport pour l’avenir ?

Bibliographie

Liste des auteurs

 

 

 

PRESENTATION PLUS DETAILLEE

 

Cet ouvrage est issu des travaux menés dans le cadre du projet de recherche PlantCoopLab « Les plantes dans le champ du travail. Coopérations pour une alimentation durable » entre 2020 et 2025. PlantCoopLab s’est établi à la fois comme une extension d’Animal’s Lab, une équipe créée par Jocelyne Porcher en 2013 dans l’UMR Innovation située sur le campus de l’Institut Agro Montpellier, et comme un nouveau dispositif de recherche dans l’UMR SADAPT située sur le campus Agro Paris-Saclay. Dans nos modalités de recherche et d’analyse, nous adoptons la logique des sciences impliquées qui se positionnent entre réflexivité, participation, interpellation et incitation à l’action. Ce travail coopératif se traduit par des contributions qui, chacune avec son style propre, proposent une réflexion sur une grande absente des préoccupations agroécologique : la cause végétale.

 

L’idée de cause vise à interpeller notre capacité d’action, indissociable d’une compréhension de l’éthique. Débarrassé de l’article, elle acquiert un dynamisme équivalent à celui d’un verbe et reflète une posture en phase avec la rationalité des sciences de l’action dont nous relevons. En remettant la condition de notre subsistance au cœur du propos, cet ouvrage nous entraîne vers une redéfinition de l’idée même de cause, en la sortant d’un cadre d’interprétation normative et cloisonnée. Le terme « cause végétale » permet de ramasser en une seule expression une vision qui peut prendre un caractère politique et qui dans cet ouvrage s’exprime en tant que don et contre-don, éthique relationnelle, éthique du travail vivant et éthique du juste milieu.

 

L’introduction replace l’idée de cause végétale dans le contexte d’une ré-interrogation contemporaine de notre vision des plantes, évoquée comme un « tournant végétal » et un antidote à la « cécité botanique », en l’amenant sur le terrain de l’agriculture et des productions nourricières. Les choix épistémiques et méthodologiques de l’expérience PlantCoopLab sont présentés dans un premier chapitre suivi de six chapitres retraçant le cheminement intellectuel de chaque contributeur. L’ouvrage se termine par un chapitre de perspectives qui pose comme hypothèse la création d’un parlement des plantes, dont la vocation serait de prendre en charge la cause végétale en miroir de la cause paysanne. Cet horizon cosmopolitique et éthique est subordonné selon différentes clés de lecture. Pour Florence Pinton, sociologue (chapitre 2) : la constitution des institutions qui organisent les sociabilités avec les plantes, qu’elles soient des organisations professionnelles, des territoires ou des politiques publiques. Pour Sébastien Mouret, sociologue (chapitre 3) : le don de la vie, qui articule la prodigalité de l’excès vital de reproduction des plantes et la gratitude développée par un travail vivant et conscient de ses limites. Pour Maria- Fernanda de Torres Álvarez, anthropologue (chapitre 4) : la possibilité d’autocréation humaine, conditionnée à une présence au monde et à soi-même et conditionnant l’enrichissement de la vie de tous. Pour Sylvie Pouteau, d’abord biologiste puis philosophe (chapitre 5) : la source de la vertu éthique dans la pesée du juste milieu, rapportée à l’agentivité végétale et au principe de croissance et de (ré)génération mis en partage dans l’agriculture. Pour Aurélie Javelle, anthropologue (chapitre 6) : les forces d’expression spontanée des plantes, qui lient la créativité végétale et la créativité humaine dans des pratiques relationnelles d’improvisation. Enfin, pour Jocelyne Porcher, sociologue (chapitre 7) : la continuité du monde vivant par et avec la nourriture, dans des relations de non-exclusion et d’articulation du travail à la fois avec les plantes et avec les animaux.

 

Plus sur PlantCoopLab :

https://plantcooplab.hypotheses.org/

 

Sylvie Pouteau, Aurélie Javelle, Sébastien Mouret, Nicole Pignier, Florence Pinton-Lescure, Jocelyne Porcher (2024). PlantCoopLab, coopérer avec les plantes pour une alimentation durable. Natures Sciences Sociétés, 32 (1), 98-104, https://dx.doi.org/10.1051/nss/2024028

Bio-Bibliographie des auteurs

 

Sylvie Pouteau est chargée de recherche en philosophie à INRAE (UMR SADAPT). Après vingt ans de recherches en biologie du développement végétal, elle aborde l’éthique des relations avec les plantes en agriculture au travers d’études inter- et transdisciplinaires.

Sylvie Pouteau, 2025. The Umwelten of plants, an agentive perspective, in Tolone O. (éd.) Itinerari LXIV, From “plant blindness” to the “plant revolution”. Rethinking the human-plant relationship, Milan, Mimesis Edizioni, 197-217.

Sylvie Pouteau, Gérald Hess, 2025. Coordination du dossier spécial « Is environmental virtue ethics a virtuous anthropocentrism ? », Philosophies, https://www.mdpi.com/journal/philosophies/special_issues/VFBOF9122W.

Sylvie Pouteau, Gérald Hess, Dominique Bourg, 2022. Coordination du dossier spécial « La “Dignité de la créature” + 30 ». La pensée écologique, 9 (2022/2), https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-ecologique?lang=fr

Sylvie Pouteau, 2021 [2014]. Par-delà de « seconds animaux » : donner sens à une éthique pour les plantes, Choisnel V. trad., in Hiernaux Q. (éd.), Philosophie du végétal. Botanique, épistémologie, ontologie, Paris, Vrin, 319-374.

Sylvie Pouteau, 2020. Mouvement et monde des êtres ouverts. Vers une écologie de la représentation des plantes. La pensée écologique, 6, 5-15. https://doi.org/10.3917/lpe.006.0005

 

Aurélie Javelle est ingénieure de recherche en anthropologie de l’environnement à l’Institut Agro Montpellier (UMR Innovation). Elle travaille avec des maraîchers à la compréhension de leurs relations aux plantes, et plus largement aux non-humains.

aurelie.javelle@supagro.fr

Mouret S., Javelle A., 2024. Pour un travail vivant : reconstruire des collaborations inter-espèces dans le travail en agriculture. Agronomie, Environnement et Sociétés, 14 (1). https://agronomie.asso.fr/aes-14-1-5

Javelle A., Pinton F., 2023. Altérités végétales et durabilité alimentaire. Une approche par le travail, in 21e séminaire d’ethnobotanique annuel du domaine européen de Salagon : qu’est ce qui fait pousser les plantes, octobre 2023, Salagon, 11 p. hal-04567671

Javelle A., 2023. Le travail avec les plantes en maraîchage. Du contrôle aux jeux végétaux. Revue d’anthropologie des connaissances, 17 (1), 16 p., https://doi.org/10.4000/rac.29746.

Javelle A., Kazic D., Tassin J., 2020. Coordination du dossier spécial « Repenser le statut des plantes ». La pensée écologique, 6 (2022/2), https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-ecologique?lang=fr

Javelle A. (coord.), 2016. Les relations homme-nature dans la transition agroécologique, Paris, L’Harmattan.

 

Sébastien Mouret est chargé de recherche en sociologie des relations humains-animaux à INRAE (UMR Innovation). Ses recherches portent sur les relations de travail entre humains et animaux, et plus largement les relations de travail multi-espèces dans les transformations des modèles et pratiques agricoles.

sebastien.mouret@inrae.fr

Mouret S., Javelle A., 2024. Pour un travail vivant : reconstruire des collaborations inter-espèces dans le travail en agriculture. Agronomie, environnement et sociétés, 14 (1). https://doi.org/10.54800/pfm423

Porcher J., Mouret S., Nusshold P., 2024. Coordination du dossier spécial « Le travail animal ». Travailler, 51, 9-19. https://doi.org/10.3917/trav.051.0009

Mouret S, Lainé N., 2023. Coordination du dossier spécial « Nature(s) au travail ». Revue d’anthropologie des connaissances, 17 (1). https://doi.org/10.4000/rac.29856

Mouret S., 2022. Travail et domestication des animaux : de la gratitude. La Pensée écologique, 9, 124-135. https://doi.org/10.3917/lpe.009.0124

Mouret S., 2012. Élever et tuer des animaux, Paris, Presses universitaires de France, 212 p.

 

Florence Pinton est professeure émérite en sociologie rurale et de l’environnement à AgroParisTech (UMR SADAPT). Elle s’intéresse aux relations des sociétés à la nature et à la gestion du vivant à différentes échelles, et à la façon dont s’articulent problématiques environnementales et activités productives autour de l’agroécologie.

Florence.pinton@agroparistech.fr

Granchamp L., Muramatsu K., Baumert N., Pinton F. (coord.), 2025. Retours à/de la Terre — Vues d’Europe et du Japon, Presses Universitaires Rhin et Danube

Javelle A., Pinton F., 2023. Altérités végétales et durabilité alimentaire. Une approche par le travail, in 21e séminaire d’ethnobotanique annuel du domaine européen de Salagon : qu’est ce qui fait pousser les plantes, octobre 2023, Salagon, 11 p. hal-04567671

Hirou H., Pinton F., Preux T., Peltier C., Gaborieau I., 2023. Coordination du dossier spécial « Du désamour au désir, les haies reviennent de loin ». Pour, 247 (2023/3). https://doi.org/10.3917/pour.247.0119

Pinton F., 2022. Le développement de la cueillette de plantes sauvages sur le territoire français : conditions et enjeux de la durabilité, FRB, https://www.fondationbiodiversite.fr/le-developpement-de-la-cueillette-de-plantes-sauvages-sur-le-territoire-francais-conditions-et-enjeux-de-la-durabilite/.

Pinton, F., Julliand, C., Lescure, J.-P., 2015. Le producteur-cueilleur, un acteur de l’interstice ? Anthropology of food, S11. https://doi.org/10.4000/aof.7902

 

Jocelyne Porcher est ancienne directrice de recherche en sociologie de l’élevage à INRAE (UMR Innvovation). Elle réalise des recherches sur les relations de travail entre humains et animaux, sur la place de l’élevage paysan pour soutenir une agriculture durable et la pérennité de nos relations avec les animaux domestiques.

jocelyne.porcher@inrae.fr

Porcher J., 2025. Un désir de communisme. L’élevage paysan aujourd’hui. Critique, 939-940, 752-764.

Porcher J., Mouret S., Nusshold P., 2024. Coordination du dossier spécial « Le travail animal ». Travailler, 51, 9-19. https://doi.org/10.3917/trav.051.0009

Porcher J., Estebanez J., 2019. Animal Labor: A New Perspective on Human-Animal Relations, Bielefeld, Transcript Verlag, 182 p.

Porcher J., 2018. The ethics of animal labor. A collaborative utopia, Londres, Palgrave MacMillan, 150 p.

Porcher J., 2019. Cause animale, cause du capital, Lormont, Le Bord de l’Eau, 120 p.

 

Maria-Fernanda de Torres Álvarez est chercheuse en anthropologie, ancienne contractuelle à INRAE (UMR Innovation). Elle s’intéresse, par le travail vivant dans l’élevage et l’agriculture, à la possibilité de production d’une esthétique et d’une éthique de travail qui puissent redonner du sens à la durabilité des systèmes agroalimentaires.

mfdetorres@gmail.com

Torres Álvarez M-F. de, 2024. Pas si sauvage. Le travail des taureaux dans l’arène camarguaise. Travailler, 51 (1), 101‑24. https://doi.org/10.3917/trav.051.0101

Porcher J., Barreau S., Deneux-Le Barh V., Dray C., Mulier C., Torres Álvarez M-F. de, 2023. L’intelligence des chevaux au travail, Versailles, Quae, 120 p.

Torres Álvarez M. F. de, 2017. Humains, bovins et prairies naturelles : histoire commune de réciprocité et d’échange marchand, thèse de doctorat, spécialité Ethnologie, Université Paul Valéry, Montpellier, 242 p.

Torres Álvarez M.-F. de, 2015. Prairie naturelle, « Campero » et ingénieur. Deux conceptions de l’élevage en Uruguay. Techniques et Cultures, 63, p. 74-91. https://doi.org/10.4000/tc.7402

 

 

VERSION EN ANGLAIS de 4e de COUVERTURE ET SOMMAIRE

PLANT CAUSE.

COOPERATION WITH PLANTS IN FOOD PRODUCTION

Sylvie Pouteau (coord.)

 

Is the « plant cause » an overlooked aspect of the agroecological and food transition? Are the plant cause and the farmers’ cause two sides of the same coin? This volume argues that this underexplored issue involves recognizing plants as relational beings and adopting practices that are now essential for developing solutions “with” nature. By asserting an ethics of living work, it highlights the chains of interdependence and sociability based on human and non-human cooperation in productive activities.

 

This volume stems from the PlantCoopLab (Plant Cooperation Laboratory) project and is the result of collective research conducted over a period of five years. It is based on an interdisciplinary and transdisciplinary approach to the humanities and social sciences, developed through engagement with plant workers, farmers and gatherers. The contributions draw on anthropological, ethical, political and social enquiries, enabling us to reconsider the importance of these professions with regard to respecting life in agriculture.

 

This volume is intended for researchers and academics, civil society actors, professionals and decision-makers working in agriculture, food and the environment.

 

Sylvie Pouteau is a research fellow in philosophy at INRAE (UMR SADAPT). After spending twenty years researching plant developmental biology, she has turned her attention to the ethics of relationships with plants in agriculture through interdisciplinary and transdisciplinary studies.

 

With the contributions of:

Aurélie Javelle, research engineer in environmental anthropology at the Institut Agro-Montpellier.

Sébastien Mouret, research fellow in the sociology of human-animal relations at INRAE (UMR Innovation).

Florence Pinton, professor emeritus in rural and environmental sociology at AgroParisTech.

Jocelyne Porcher, former senior scientist in the sociology of animal husbandry at INRAE.

Maria Fernanda de Torres Álvarez, researcher in anthropology and former contract fellow at INRAE.

 

 

CONTENTS

 

Foreword

Introduction. Feeding off plant-human relationships

Sylvie Pouteau

Plant turns revolving around the plant cause

The plant cause at the heart of the farmers’ cause

PlantCoopLab, the emergence of the plant cause as an originary phenomenon

Six entries in the plant cause

Bibliography

1.A look at the PlantCoopLab experience

Sylvie Pouteau

Taking an approach to agriculture from the perspective of plant humanities

Exploring the margins where ecologized agriculture is being invented

The non-productive part of interdisciplinary practice: prior consultation

Group dynamics through transdisciplinary practice: four experiences

Exerting narrative empiricism rather than theorizing

Perspectives, entering a second phase of PlantCoopLab

Bibliography

2. After gathering: to make territory and profession with the wild side of plants and environments

Florence Pinton

To consider relationships with the living world at the edge of productive activities

Plant workers facing modernity

From plant to territory

An underrated profession that isn't really one at all

Heading for a different approach to governing rural territories

Bibliography

3. With plants, to rethink the living work

Sébastien Mouret

Growing and gathering at the edge of production

Thanking plants for their generosity

Heading for a political ecology of work

Bibliography

4. The non-productive part of work. In praise of joy

Maria Fernanda de Torres Álvarez

Methodology

Rejection of uselessness

The suspicious part

Living work and possible opening

Working on oneself

In praise of joy

Bibliography

5. Towards virtuous agroecology, cooperating with plant agency

Sylvie Pouteau

An invitation to an ethics of agriculture?

Agroecology through the lens of virtue ethics

Plant agency, a blind spot of agroecological priorities

Plant agency, a course of recognition

Heading for an agroecosophy with plants

Bibliography

6. Welcoming the wild part of plants at work

Aurélie Javelle

Context and methodology

A protean wildness

A wildness that embodies the untamed side of the world

Rejection of the term “wild”

Overcoming dualism through the living work with plants

A living work made possible by respecting what lies beyond control

Bibliography

7. Animal cause/plant cause. The inevitable polarity of veganism

Jocelyne Porcher

Plants are things

Plants are not things

Working with plants

Biotechnology or life

Bibliography

Perspectives. Towards a parliament of plants

Sylvie Pouteau

To be inhabited and to inhabit

Losing and regaining speech

Representing and claiming worlds

Plant watersheds and their embassies

The parliament of plants, a passport for the future?

Bibliography

List of authors