2026 - Conférence New Busines Model - Helen Micheaux

2026 - Conférence New Busines Model - Helen Micheaux

Conférence New Busines Model : « New Business Models in a World of Ecological Backlash and Global Developments », Toulouse, 2026

OIP 2026

Helen Micheaux (SADAPT) a participé à l'organisation de la conférence

Résumé

Organisation de la 11ème édition de la Conférence internationale New Business Model sur la thématique « New Business Models in a World of Ecological Backlash and Global Developments » qui s’est tenue à Toulouse en juin 2026.

Contexte et enjeux :

Dix ans après sa première édition en 2016, la 11e Conférence internationale sur les new business models est revenue à Toulouse, réaffirmant ainsi son rôle de plateforme de référence pour un dialogue et un débat animés dans le domaine de l’innovation en matière de modèles économiques durables. La conférence cette année s’est déroulée dans un contexte marqué par trois dynamiques mondiales transformatrices et contradictoires :

  • Croissance vs limites planétaires : Malgré des fluctuations à court terme, la croissance économique à long terme reste une tendance dominante, les projections suggérant un doublement de l’économie mondiale d’ici 2050 (PWC, 2017). Si cette croissance a permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté et a stimulé des initiatives écologiques dans certains secteurs, elle reste ancrée dans des modèles extractivistes et productivistes. Les conséquences sont fortes : l’extraction et la transformation des ressources sont à l’origine de plus de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ainsi que de 90 % de la perte de biodiversité et du stress hydrique (AEE, 2021 ; PNUE, 2019). Les trajectoires actuelles risquent de dépasser les limites planétaires, alors même que les discours sur la « croissance verte » gagnent du terrain.
  • Un important « retour de bâton » écologique : De nombreuses économies avancées — qui ont la plus grande empreinte environnementale — connaissent actuellement un backlash écologique croissant qui menace d’affaiblir des décennies d’avancée écologique, avec des revirements sans précédent des grandes politiques environnementales destinées à orienter les entreprises et les consommateurs vers des pratiques durables.
  • Les coûts cachés croissants de l’IA : Parallèlement, nous assistons à un développement rapide de l’intelligence artificielle (IA) qui promet une transformation systémique et dont les conséquences environnementales et sociales restent largement incertaines. Les premiers signaux d’alerte suggèrent que l’IA pourrait augmenter considérablement l’empreinte matérielle des biens et services, en déplaçant les impacts environnementaux vers la phase d’utilisation, inversant ainsi les schémas traditionnels des analyses de cycle de vie où l’extraction et la production de matériaux représentaient la majeure partie des impacts. De plus, les modèles économiques fondés sur l’IA risquent d’exacerber les inégalités et d’exclure les communautés vulnérables des bénéfices du progrès technologique.

 Ces dynamiques alimentent les débats sur les limites des cadres actuels de développement durable. Les critiques soutiennent que les approches ancrées dans une « durabilité faible » — privilégiant les gains d’efficacité, la croissance verte ou le technosolutionnisme — ne s’attaquent pas aux causes profondes de l’effondrement écologique (Alexander,2012 ; Kurz, 2019 ; Parrique, 2020). Ces modèles maintiennent une dépendance non durable aux ressources tout en ne tenant pas compte des effets rebonds qui viennent généralement contrebalancer leurs avantages (Zink et Geyer, 2017). Bien que des paradigmes alternatifs — tels que la sobriété, la circularité forte et les modèles régénératifs — sont de plus en plus reconnus comme des voies essentielles, leur applicabilité dans le monde réel et leur potentiel de transformation nécessitent davantage de recherches.

 Dans ce contexte, la conférence NBM 2026 a servi de forum pour réunir la recherche orientée vers la mise en pratique et axée sur l’impact concernant les modèles économiques durables à travers quatre niveaux d’analyse : le niveau systémique, le niveau sectoriel et organisationnel, le niveau de l’impact organisationnel et les fondements théoriques et méthodologiques.

 Les éditions successives de cette conférence ont favorisé l’émergence d’une communauté académique solide et en pleine expansion autour des modèles économiques durables. Pour NBM2026, nous avons souhaité poursuivre cette dynamique en offrant un forum de dialogue et de réflexion ouvert aux études qui (i) examinent et caractérisent les expérimentations locales et leurs modèles économiques dans une perspective de circularité forte ; (ii) évaluent leur applicabilité dans d’autres contextes ; (iii) analysent les voies menant à la généralisation des modèles économiques durables par le biais du passage à l’échelle et la diffusion; et (iv) examinent de manière critique les limites de ces processus en ce qui concerne la mise en œuvre d’une transition à l’échelle macroéconomique.

Résultats :

Plus de 200 inscrits. 171 contributions soumises. 155 acceptées. 19 sessions thématiques et 3 plénières sur 2 jours de conférence, précédant une journée de colloque pour les doctorants (Doctorial Colloquium).

Références correspondant au FM : publication des proceedings à venir

OS ou OP INRAE 2030 :

OS ACT

  • GOS 1 : Changements globaux et gestion intégrée des biodiversités, ressources et santés
  • OS 1.2. Gérer durablement les ressources naturelles
  • GOS 3 : Gouvernance des transitions dans les filières, les systèmes alimentaires et les territoires

 Mots-clés : économie circulaire, sobriété, durabilité, modèle d’affaires, instruments de gestion, politique publique