Youssef Saade

Youssef Beik Saade [ Doctorant ]

Doctorant en science économique

saade youssef

Cette thèse a été menée au sein de l’UMR SADAPT, sous la direction d’Armelle Mazé (SADAPT)

Date de soutenance : 21 mai 2026 de 14h à 17h dans l’amphi B0.01 à AgroParisTech, Campus Agro Paris-Saclay, 22 place de l’Agronomie, 91120 Palaiseau

Titre de la Thèse : Innovating in a changing regulatory landscape : A study of corporate strategy, knowledge networks, and innovation ecosystems for the development of biological solutions in the French seed sector

  • Ecole doctorale : ABIES
  • Direction : Armelle Mazé (SADAPT)
  • Financement : Projet PPR
  • Début de la thèse : 10/01/2023

Jury

  • Julien PÉNIN - Rapporteur & Examinateur, Professeur, Université de Strasbourg
  • Stéphane LEMARIÉ - Rapporteur & Examinateur, Directeur de recherche (HDR), INRAE (Université de Grenoble-Alpes)
  • Anne PLUNKET- Examinateur, Professeure, Université Paris-Saclay
  • Jennifer CLAPP- Examinateur, Professeure, University of Waterloo (Canada)
  • Maïder SAINT JEAN- Examinateur, Maîtresse de conférences (HDR), Université de Bordeaux
  • Elisa OPERTI- Examinateur, Professeure, ESSEC Business School

Nous avons le plaisir d’accueillir parmi nous Dr Jennifer Lewis directrice exécutive de l’IBMA global (International Biocontrol Manufacturing Association)

Résumé : La pression réglementaire liée aux restrictions progressives imposées sur l’usage des pesticides de synthèse transforme les dynamiques d’innovation dans le secteur agricole. Dans l’industrie semencière, en particulier dans les activités de traitement des semences, cette évolution dépasse la simple substitution des intrants chimiques par des alternatives biologiques. Elle redéfinit l’innovation comme un problème de coordination, dans la mesure où les compétences nécessaires au développement et au déploiement des traitements de semences biologiques sont fragmentées entre de multiples acteurs, domaines de connaissances et étapes du processus. Les traitements de semences biologiques, y compris les agents de biocontrôle et les biostimulants, se distinguent des solutions chimiques conventionnelles. Leur performance est moins prévisible et fortement dépendante du contexte, ce qui nécessite l’intégration d’expertises en microbiologie, en formulation, en procédés industriels, ainsi que de la validation réglementaire et de l’application agronomique. Aucun acteur ne maîtrisant l’ensemble de ces compétences, l’innovation repose ainsi sur l’alignement des contributions respectives au sein de réseaux d’entreprises, d’organismes de recherche, d’intermédiaires et d’autorités réglementaires. La thèse analyse comment la reconfiguration réglementaire transforme l’organisation de l’innovation dans de tels contextes. Elle adopte une approche multiniveau et multiscalaire, combinant l’analyse des stratégies des firmes, de l’évolution des écosystèmes d’innovation avant et après le changement réglementaire, ainsi que des mécanismes d’orchestration et  des transformations globales du secteur semencier en France. À partir d’entretiens qualitatifs, d’analyses de réseaux et de méthodes complémentaires, elle examine comment les acteurs s’adaptent et se coordonnent dans un environnement incertain. Les résultats montrent que la pression réglementaire renforce la fragmentation des compétences et la dépendance à la collaboration, tout en reconfigurant les écosystèmes d’innovation. La coordination émerge à travers des mécanismes de courtage de connaissances, d’orchestration et d’intermédiation, mais des blocages persistent, notamment dans la translation vers des solutions industrialisables. Les résultats de la thèse montrent que l’innovation dépend de la capacité à aligner des compétences distribuées entre acteurs, étapes et échelles.

Se mots clef : Écosystème d’innovation - économie des organisations - Semence - Innovation - Biocontrol