Myrto Parmantier

Myrto Parmantier

Titre de la thèse : Caractériser et co-concevoir la transition d’un territoire vers le zéro pesticide

Date de Soutenance : 11 février 2026

Sous la direction de Lorène Prost (SADAPT) et Marc Moraine (UMR Innovation)

Vidéo de la soutenance

Membres du jury

  • Marc TCHAMITCHIAN, Directeur de recherche, INRAE (Centre PACA) – Rapporteur et Examinateur
  • Valérie VIAUD, Directrice de recherche, INRAE (Centre Bretagne-Normandie) – Rapporteure et Examinatrice
  • Philippe LESCOAT, Professeur, AgroParisTech (Université Paris-Saclay) – Examinateur
  • Catherine MIGNOLET, Ingénieure de recherche, INRAE (Centre Grand Est-Nancy) – Examinatrice 
  • Olivier THEROND, Ingénieur de recherche, INRAE (Centre Grand Est-Colmar) – Examinateur
  • Lorène PROST, Chargée de recherche, INRAE (Centre Ile-de-France-Versailles-Saclay) – Directrice de thèse
  • Marc MORAINE, Ingénieur de recherche, INRAE (Centre Occitanie-Montpellier) – Co-encadrant

Résumé

L’usage des pesticides a des impacts négatifs démontrés sur la santé et l’environnement. Face à l’échec des politiques publiques (comme le plan Écophyto en France) à atteindre des objectifs de réduction, une approche systémique est devenue nécessaire. Le niveau du territoire apparaît pertinent pour appréhender la complexité du problème. Dans ce contexte, cette thèse, ancrée en agronomie des territoires, interroge la manière dont des stratégies de réduction des pesticides, portées à différents niveaux d’action par une diversité de parties prenantes, peuvent être articulées pour concevoir des trajectoires territoriales vers le « zéro pesticide ». Pour répondre à cette question, un dispositif de conception itératif et multi-niveaux a été mis en place. Un panorama des initiatives locales de réduction des pesticides (n = 19) a d’abord permis d’analyser leur impact potentiel et d’identifier des voies d’action prometteuses. Une phase de scénarisation a ensuite conduit à la co-construction de trois scénarios contrastés, évalués à l’aide de 24 indicateurs et discutés lors d’ateliers participatifs pour identifier synergies et tensions. Enfin, l’étape du « Retour à la ferme » a confronté ces scénarios aux réalités de trois types de fermes afin de formaliser les modalités de mise en œuvre au niveau ferme, en tenant compte du contexte territorial et sociotechnique. Ces travaux soulignent le potentiel d’une approche systémique et multi-niveaux pour concevoir la transition agroécologique. Ils montrent que cette transition repose sur la diversification et une relocalisation forte de l’agriculture, avec des interactions culture-élevage. Le dispositif développé offre un cadre pour favoriser la transition agroécologique des territoires.